mardi 19 octobre 2010

Chris (participant à la session "stop vertige" d'Aussois 2010) a conclu le stage en disant: " Nous avons dessiné durant le week end un nouveau possible dans nos esprits, à l'image d'un nouveau chemin qui coupe le pré en biais et nous évite de faire un long détour. Il n'est pas encore très marqué, il faut l'emprunter encore et encore pour qu'il devienne confortable et naturel, puis, l'ancien chemin laissé à l'abandon, disparaitra, comme nos vieilles peurs."

« COMMENT SE LIBERER DU VERTIGE ? »

par Patrick Thias BALMAIN

Moniteur de ski, accompagnateur en montagne, créateur du skwal, écrivain, organisateur de séminaires et ateliers sur les thèmes du stress, de la relation d’aide, de la peur et des phobies

Qu’est ce que le vertige ? Comment lâcher les représentations erronées, les fixations troublantes ? Comment reprendre contact avec notre propre corps ? Et surtout comment s’installer dans une relation équilibrante et équilibrée

avec soi-même et le monde qui nous entoure ? Cette pratique s’adresse à toute personne sujette au vertige psychique dit des hauteurs…..Les problèmes mécaniques de l’oreille interne, les troubles de l’équilibre, les effets secondaires d’un médicament relèvent de la médecine et ne sont pas le propos de cette pratique.

Avec des exercices simples, Patrick Thias Balmain nous montre comment ne plus subir cette peur du vide et dépasser cette phobie.

Conférences: "comment se libérer du vertige":

Annecy (fr):VENDREDI 29 OCTOBRE - 20 h. Espace Yvette Martinet

Bulle (ch) JEUDI 4 NOVEMBRE - 20 h. au CO de Bulle

Atelier "stop vertige"
samedi 13 et dimanche 14 nov. Morgins / Martigny

L'approche "glisse intérieure"
Décembre 2010
- Lieu: Les portes du soleil / Chatel / Morgins
- Programmes:
Vertige, ski et remontées mécaniques
Glisse intérieure découverte
Glisse intérieure perfectionnement
- dates:
Samedi 11 et dimanche 12 déc
Lundi 13 et mardi 14 déc
Samedi 18 et dimanche 19 déc

lundi 30 août 2010

gratte ciel

J’ai eu cet été de bonnes occasions de mettre à l’épreuve les progrès spectaculaires que j’ai fait grâce à toi : chambre au 39ème étage à New-York, télésiège pour luge d’été au Canada....nickel.
J’ai beaucoup pensé à cette matinée au Plantrey.
Amitiés,
Thierry

mercredi 21 juillet 2010

les ateliers et conférences stop vertige

bonjour à vous,

voici les nouvelles dates des
Ateliers "Stop Vertige" et autres phobies.

A Martigny et Monthey en Suisse : le week end des 9 et 10 oct. 2010

A Aussois,Maurienne, Savoie, France : le week end des 25 et 26 septembre 2010

A la demande : session individualisée ou pour groupe déjà constitué.


Prochaines conférences publiques :


-à Bulle (ch) le jeudi 4 nov. à l'Espace Gruyère (horaire non fixé)

-à Annecy, Hte Savoie, France, le vendredi 29 octobre à 20h. Espace Yvette Martinet 15, avenue des Iles
A bientôt et n'hésitez pas à me poser des questions par mail:
thiasbalmain@hotmail.com

Thias

vendredi 9 juillet 2010

extrait du livre "comment se libérer du vertige

www.souffledor.fr
© LE SOUFFLE D’OR Editions Le Souffle d’Or – 5 allée du Torrent – 05000 GAP
04 92 65 52 24 - contact@souffledor.fr - www.souffledor.fr - wwww.yvesmichel.org

Comment se libérer du vertige
Patrick Thias Balmain

EXTRAIT Introduction

« Je ne peux pas monter en haut de la tour Eiffel ! J'ai le
vertige ! »
« Mon vertige m'empêche d'aller en montagne, de skier. »
« Je ne peux pas passer un col en voiture. »
« Pour ma part, je ne peux pas passer sur un pont en voiture si je suis au volant ou
tout simplement les yeux ouverts. »
« Moi, ce sont les tunnels ! »
« Monter debout sur un tabouret m'est impossible. »
« Je ne peux pas regarder par la fenêtre de mon bureau. »
« J'angoisse à la seule vue de personnes, que je ne connais même pas, qui
s'approchent du bord de la falaise ou qui décollent en parapente... »
« Juste de parler du vide, j'ai des picotements dans les jambes et les mains
moites. »
« J'ai peur de tomber ! »
Combien de fois ai-je entendu ce type de réflexions ? Lorsque j'ai décidé de
commencer ce travail en profondeur sur le vertige, je me suis rendu compte du
nombre incalculable de personnes touchées par ce phénomène psychologique.
Il est peut être bien de préciser, avant d'aller plus loin, qu'il y a différents types de
vertiges correspondant à différentes pathologies ou phobies.
Je me contenterai, dans cet ouvrage, de parler du vertige d'ordre psychique, le
vertige dit des hauteurs. Les problèmes mécaniques de l'oreille interne, de troubles
de l'équilibre liés à un accident, aux effets secondaires d'un médicament ou encore à
ce qu'on appelle les vertiges, relèvent de la médecine et ne sont pas le propos de cet
ouvrage.
J'ai été depuis longtemps confronté au vertige de par mes activités et ma
profession. Je suis moniteur de ski et accompagnateur en montagne. Je pratique ou ai
pratiqué la montagne et un grand nombre de sports de glisse dans ou sur différents
éléments : eau, air, neige, rocher, le deltaplane, le parapente, la plongée sous-
marine, le saut à l'élastique, le rap jumping, l'escalade et par conséquent, j'ai dû
utiliser les remontées mécaniques aériennes. Malgré cela le vertige est une sensation
qui a toujours été présente en moi, sans parler des sensations d'être absorbé par le
vide, d'être englouti par l'espace d'une grande place vide, l'oppression causée par un
tunnel trop long... J'ai appris à les connaître, à les dompter, jusqu'au jour où j'ai
compris que le vertige est un allié pour celui qui sait l'interpréter.

De par mes activités, j'ai souvent été au contact de gens qui bloquaient face au
vide. J'ai de ce fait pu voir les symptômes communs à la plupart d'entre nous, jusqu'à
ce que je rencontre Jean-Pierre qui manifestait, pour un skieur, un mal aigu. Je
précise pour un skieur, car en général, les gens sujets au vertige aigu ne viennent pas
jusque dans les Alpes et encore moins sur les pistes et dans les télécabines. Mais lui,
si ! Il voulait dépasser sa peur. Il prit une heure de cours et me prévint qu'il était sujet
au vertige, surtout dans les remontées mécaniques et plus précisément les remontées
ouvertes de type télésiège. Quand on prit les « oeufs », cabines fermées comme son
nom peut le laisser imaginer, il commença par mettre ses lunettes de soleil sur les
yeux puis son bonnet qu'il enfonça par-dessus les lunettes. L'angoisse monta peu à
peu, ce qui faisait sourire sa compagne. Elle devait penser que je trouvais la situation
cocasse voire ridicule. Ses mains s'agitaient de toutes parts. J'avais en face de moi un
cas rare chez les skieurs même débutants. Je me mis au travail et dès la première
séance les résultats furent inespérés. Il revint le lendemain pour trois heures de ski et
cette fois il pouvait voyager en cabine les yeux ouverts et le corps relâché. Après
cette séance, il m'invita avec insistance à faire connaître ma méthode au plus grand
nombre à travers un ouvrage et des stages. Ce qui ne devait être qu'un chapitre du
livre que j'étais en train d'écrire concernant la marche, prenait au contact de Jean-
Pierre une autre dimension, toute sa dimension. Jean-Pierre me rappela qu'un grand
nombre de personnes comme lui étaient désemparées, souffrant de ce mal négligé par
la médecine et que si quelqu'un pouvait les aider à sortir de cette phobie, il devait
faire connaître sa méthode.
J'acquiesçais et me mis dès le printemps venu à la rédaction de cet ouvrage.
Au fur et à mesure de mes recherches, des souvenirs en lien avec le sujet ont
ressurgi de ma mémoire d'enfant. Je suis issu d'une famille de montagnards, éleveurs-
producteurs. Pour la durée de l'été, mes grands-parents emmenaient les troupeaux à
l'alpage. Le chalet de Prabel se trouvait à environ deux mille mètres d'altitude et pour
s'y rendre nous devions passer par un chemin qui, sur une centaine de mètres, était
bien escarpé. Ce passage s'appelle le Maupas. Comme son nom l'indique, pour
rejoindre les beaux prés de Prabel, il faut passer par le Maupas, passage ou un
mauvais pas peut être fatal. Ma grand-mère, qui craignait ce passage, nous avait, dès
notre plus jeune âge, raconté une légende qu'elle tenait de sa grand-mère, qui lui
avait été contée par sa grand-mère et ainsi de suite... La gorge profonde que
surplombait le Maupas, abritait sous sa magnifique cascade aérienne, dans une grotte,
une vieille sorcière qui contrôlait le passage. Cette sorcière avait un incroyable
pouvoir. Si quelqu'un s'approchait trop près du bord, elle sortait de sa grotte, l'attirait
dans le vide par un simple mouvement de ses mains et l'emportait dans son antre,
pour ne jamais le revoir. L'effet sur les enfants était garanti. Pour ma part, ma
curiosité l'emportait et je voulais la voir car elle me fascinait. Entre peur et désir, je
souhaitais en savoir plus mais n'osais aller plus avant. Je compris assez vite que cette
légende était un garde-fou pour les enfants imprudents et c'est tout récemment que
j'appris qu'en Inde on considère que l'émotion ou encore le vertige sont comme des
entités extérieures à soi à qui nous devons rendre leur liberté. La sorcière est le vide
et ses bras, le vertige qui emporte. En réalité ce ne sont que des représentations pour
nous mettre en garde contre nos propres projections.
En tout cas, l'effet était bien présent en moi. Était-ce un héritage culturel ?
Familial ? Une peur ancestrale ? Archaïque ? Peu importe, elle était belle et bien là.
Je me suis retrouvé plusieurs fois dans des situations scabreuses où mon cerveau ainsi
que mon corps ne réagissaient plus à mes ordres. J'avais l'impression d'être habité par
une autre entité qui ne souhaitait que ma perte. Vers l'âge de vingt ans mes phobies
dépassaient le cadre du vertige des hauteurs. Une grande place vide m'absorbait, une
baie vitrée au dixième étage m'attirait alors que j'étais sur le canapé de l'autre côté
de la pièce, un tunnel un peu long m'oppressait... Peu à peu j'ai essayé de comprendre
ce qui se passait en moi. Lorsque j'approchais du vide, mon corps se tendait avec tout
un lot de sensations et d'impressions bizarres.
Ce n'est pas facile d'être l'observateur de soi-même quand vous êtes en situation de
danger. Je me souviens d'un jour où j'étais sur un télésiège quand subitement la
hauteur me paralysa. Le vertige, dans ces moments-là, produisait en moi un tel
trouble que je me sentais le devoir de sauter du siège. Mais la raison l'emportait. Je
ne voulais pas mourir ! Alors un combat intérieur faisait rage. Que d'énergie dépensée
pour peu de chose ! Et pourtant ! C'était ma réalité ! Mais ce jour-là je réussis à être
attentif à mes tensions physiques. Je poussais avec mes pieds le repose-pied et
poussais avec mon dos le dossier du siège. De ce fait, mon postérieur ne touchait plus
le siège. Arc-bouté comme cela, je ne pouvais pas bien vivre la situation. Je pris
conscience que si je ne reposais pas correctement sur ma base, je ne pouvais pas
relâcher mes tensions et par conséquent, je ne pouvais pas retrouver ma lucidité. Je
m'appliquai à cela et subitement le trouble s'envola. En agissant sur mon corps, j'avais
libéré mon esprit.
Ce jour-là, un pas avait été franchi.
Lors de l'écriture de mon premier livre, La glisse intérieure, j'ai abordé la relation
au vide, à l'environnement. Cette recherche sur les sports de glisse m'a conduit vers
l'étude des arts martiaux et des spiritualités du monde. Pour bien glisser, il faut bien
se connaître, bien habiter son corps et communiquer de manière saine avec la nature.
Ce long cheminement m'a ouvert de nouveaux horizons. Intérieurs cette fois !
Ces expériences m'ont appris à gérer le stress lié au vide. Je ne m'en suis pas rendu
compte tout de suite, mais mon rapport au vide et à mes phobies se modifiait peu à
peu. Aujourd'hui, je peux en parler avec détachement et il m'est facile de replonger
dans les sensations de l'époque où je ne maîtrisais pas les phénomènes qui se
passaient en moi. Grâce à tout cela, j'ai pu élaborer cette méthode. Par ce travail, la
transformation de mon être a été profonde et intime. Le rapport au monde, aux gens,
à moi-même, a véritablement changé.
Quel est le plus beau cobaye que soi-même lorsque celui-ci manifeste les
symptômes du vertige ?
La solution ?
Je l'ai trouvée par un cheminement intérieur, par une nouvelle façon de me placer
dans mon propre corps, par une manière différente de recevoir et d'interpréter les
données visuelles et kinesthésiques.
C'est ce chemin que je vous invite à faire en vous, sans mise en danger physique,
mais par une reconquête du corps, des sens et de leurs signaux.
Dans la première partie de cet ouvrage, je présente ce qu'est le vertige, comment
il se manifeste en nous. Dans la seconde partie, comment fonctionne notre regard sur
le vide, puis, dans la dernière, comment faire pour sortir du processus erroné dans
lequel nous nous sommes enfermés inconsciemment. À la fin de chaque chapitre, vous
trouverez un rappel en quelques lignes du sujet abordé et à la fin de l'ouvrage un
recueil d'exercices présentés et mis à votre disposition pour avancer sur le chemin de
la libération de cette phobie.
Ce livre est avant tout un manuel pratique pour vous aider à vous libérer de vos
blocages. Il est évident que rien ne remplace un stage au contact d'un professionnel.
Si votre trouble est trop grand, une présence est nécessaire, surtout dans les
premières confrontations aux situations difficiles. Malgré tout, la lecture de cet
ouvrage et l'utilisation des exercices cités vous prépareront chaque jour un peu plus à
la libération que vous souhaitez.
Puissent ces quelques pages vous apporter la liberté que ce travail a produit en
premier lieu en moi et aujourd'hui, en mes stagiaires.

mercredi 23 juin 2010

les exercices "stop vertige" dans la vie de tous les jours

Témoignage :

J'ai pu bien des fois entrer dans mon corps et permettre a la panique globale (que tu décris à merveille lors d'une sensation de vertige ou d'angoisse) d'occuper une surface de plus en plus petite, etre toujours la mais pas envahissante, et pouvoir profiter de la beaute du lieu ou j'etais au lieu d'etre prise en otage par le vide. Par exemple face a un ravin avec le pont du Gard et la foret en face de moi, les exercices en tete, je me suis mise a ras de la falaise la ou j'etais confortable (jamais auparavant une telle chose ne m'aurait été possible, j'en avais envie mais frustration c'etait impossible) et j'ai laissé le calme prendre sa place dans mes pieds et mon ventre, et surtout la respiration...et je suis resté la un moment...tellement heureuse d'avoir passé ce moment avec moi. Beaucoup d'émotions on flotté autour et apres, c'est ce chemin qui est tellement subtil et interessant et fort aussi. En fait la photo de la couverture de ton livre me fait un bien fou, il suffit que je la vois pour que ca me procure une envie aussi sec de respirer a mplein poumon et de sentir cette liberté d'etre bien dans son corps meme si je ne suis pas encore arrivé à ce but, je sais que le chemin m'y méne a mon rythme...

Le plus efficace jusqu'a aujourd'hui encore pour moi reste l'image des bulles, celles qui font monter l'illusion et l'angoisse et cela m'est utile toutes les fois ou j'ai des decisions a prendre et ou les evenement se mettent a prendre le dessus. C'est puissant et tellement simple d'arreter le processus...c'est une solution tellement adaptée aux femmes qui pensent sans discontinuer a milles choses, merci cette image me parle beaucoup...peut etre un jour verras tu un tableau appelé "les bulles", tu sauras que tu y es pour quelques chose!!!
Je retrouve par exemple la sensation de faire du vélo, ...en ville à Marseille ou il faut beaucoup d'attention mais quel plaisir...je sais que le travail de confiance initié par le travail sur le corps par le vertige au départ en est la source.

Peut etre es tu en train de preparer un nouveau livre dans ta tete...je t'y encourage...J'espere que tu fais aussi des stages pour aider ce nombre incroyable de personne genees par "les vertiges de vivre" à respirer a nouveau dans l'espace grandissant...
Céline C. Marseille